

Nous faisons tous partie de la nature – chaque être vivant. Des humains aux animaux terrestres, en passant par les oiseaux et les poissons, les insectes et les plantes, nous sommes tous liés les uns aux autres. Nous dépendons de la connectivité écologique pour nous épanouir.
Partout au Canada, d’innombrables espèces luttent pour accéder aux nécessités de base en raison des perturbations causées par l’homme. Les paysages urbains et suburbains sont très fragmentés et plus vulnérables aux facteurs de stress environnementaux. Nous devons collaborer pour rétablir, maintenir et améliorer les connectivités qui permettent à la faune sauvage de se déplacer librement à l’intérieur de ses habitats essentiels et entre eux.
Découvrez comment vous pouvez prendre part au mouvement en faveur d’une plus grande connectivité écologique.


Comment pouvez-vous contribuer à la connectivité des animaux sauvages?
- Consultez la carte pour voir si vous vivez dans l’une des zones prioritaires pour les corridors écologiques. Si c’est le cas, n’hésitez pas à vous renseigner sur les initiatives de votre région.
- Observez comment les animaux se déplacent dans votre communauté. Existe-t-il des endroits où des animaux comme des cerfs ou des tortues sont souvent heurtés par des voitures? Communiquez avec votre municipalité pour trouver des solutions permettant de réduire le nombre d’animaux tués sur la route et d’améliorer la sécurité publique.
- Examinez le plan directeur d’urbanisme de votre communauté. Vos dirigeants s’intéressent-ils à la connectivité écologique? Joignez-vous à d’autres personnes et soutenez ou lancez un projet visant à relier des espaces sauvages et à favoriser la connectivité écologique.
- Apprenez-en plus sur le Programme national des corridors écologiques de Parcs Canada et sur la façon de trouver du financement pour soutenir des initiatives liées aux corridors écologiques.
- Dans la mesure du possible, supprimez les obstacles à la libre circulation, comme les clôtures, sur votre propriété et dans votre communauté.
- Les petits gestes comptent! Plantez un jardin pour attirer les pollinisateurs, aidez une tortue à traverser la route et sécurisez vos fenêtres pour éviter les collisions avec les oiseaux.
Trouvez l’inspiration
Découvrez ces exemples de personnes qui s’efforcent de rétablir et d’améliorer la connectivité écologique dans leur région. Et lisez les articles de Canadian Geographic sur les corridors écologiques.

Traversée des salamandres
La ville de Richmond Hill abrite l’une des rares populations connues de salamandres de Jefferson, une espèce menacée, dans la région de York, en Ontario. Cette région travaille en partenariat avec la Toronto and Region Conservation Authority pour assurer leur survie. Chaque année, à l’automne et au printemps, les salamandres de Jefferson traversent le chemin de Stouffville pour accéder à leurs aires de reproduction. Elles traversent la nuit et seulement lorsqu’il pleut. Lorsque leur passage est prévu, des fermetures intermittentes de la route sont mises en place pour garantir leur sécurité.

Course à relais des monarques
La faune terrestre n’est pas la seule à dépendre de la connectivité des habitats. Chaque printemps et chaque été, les monarques migrent du Mexique vers le Canada. Le pré entourant les ruines du lieu historique national du Fort-St. Joseph, en Ontario, offre aux monarques, une espèce menacée, un endroit où se reposer et se nourrir de fleurs sauvages indigènes, comme l’asclépiade commune. Le personnel de conservation travaille à protéger le pré au Fort St. Joseph – une étape importante de ce voyage épique des monarques.

Suivre le courant
Il est également important de maintenir la connectivité dans les écosystèmes aquatiques. En 1941, le barrage de Minnewanka a été construit sur la rivière Cascade en Alberta. Lorsque le débit de la rivière, autrefois puissant, s’est réduit à un ruisseau, l’omble à tête plate et la truite fardée versant de l’ouest, des espèces menacées, ont disparu. En 2010, le personnel du parc national Banff et ses partenaires ont commencé à remettre en état le ruisseau Cascade. En restaurant neuf kilomètres de cours d’eau, ils ont rétabli le flux naturel et la connectivité en aval. Le ruisseau Cascade est désormais appelé à devenir un refuge pour l’omble à tête plate et la truite fardée versant de l’ouest.

Faciliter le passage
Éliminer les obstacles peut avoir un effet thérapeutique. Cela peut également aider la faune à se rétablir si des objets nuisent à un habitat sain. C’est le cas pour le tétras des armoises au parc national des Prairies en Saskatchewan. Cet oiseau en danger est menacé par des structures comme les lignes électriques aériennes et les clôtures, qui offrent des perchoirs pratiques aux hiboux et aux faucons qui l’attaquent. Les clôtures peuvent également causer directement la mortalité des tétras, qui s’y heurtent parfois. Parcs Canada s’est associé à SaskPower pour enlever les poteaux de service au sol et enfouir près de 13 kilomètres de lignes électriques. Le personnel de conservation a enlevé plus de 75 kilomètres de clôtures et marqué plus de 191 kilomètres de clôtures afin de les rendre plus visibles pour les oiseaux. Grâce à ce travail, les menaces des prédateurs et de collisions ont été réduites.

Organiser le nettoyage de l’île Bathurst
Le caribou est une source vitale de nourriture, de vêtements et d’outils pour les Inuits. Pourtant, la prospection pétrolière et gazière des années 1970 et 1980 a laissé des déchets industriels sur l’île Bathurst, au Nunavut. Lors de la création du parc national Qausuittuq, Parcs Canada et les Inuits de la région ont constaté un fait important : les déchets obstruaient l’habitat naturel du caribou de Peary, une espèce en danger. Après plusieurs années de nettoyage, la terre a été revitalisée et est devenue plus propice à l’habitat pour les caribous et les Inuits.

De l’espace pour se déplacer : Yellowstone to Yukon Conservation Initiative
S’étendant sur une superficie incroyable de 12 000 kilomètres carrés de part et d’autre de la frontière entre le Canada et les États-Unis, la Yellowstone to Yukon Conservation Initiative identifie les habitats essentiels et s’efforce d’atténuer les menaces qui pèsent sur la connectivité de la faune sauvage. Plus de 200 agences, organisations et entreprises collaborant des deux côtés de la frontière ont fait de Y2Y le plus grand effort de conservation à l’échelle du territoire en Amérique du Nord. Depuis 1993, leurs actions collectives ont permis une augmentation remarquable de 80 % de la croissance des principales zones protégées. Le vaste réseau de Y2Y contribue à garantir que la faune sauvage ait de l’espace pour se déplacer, que les écosystèmes demeurent résistants et que la nature continue de s’épanouir pour les générations futures.



